Aujourd'hui, notre Fondation fournit des instructions faciles à suivre sur la manière de rendre votre système de jardinage communautaire durable plus accessible pour tous Canadiens.
Presque 14% de l'ensemble des Canadiens vivent avec une forme de handicap. Bien que de nombreuses communautés canadiennes aient fait d'immenses progrès pour offrir un système de soutien à cet important groupe, il reste encore beaucoup à faire pour rendre les jardins plus inclusifs.
5 façons de rendre votre projet d'agriculture urbaine plus accessible aux personnes à mobilité réduite
1. Aménager des entrées et des allées accessibles
Appliquez des bonnes pratiques d'accessibilité à votre jardin communautaire. Il ne doit y avoir aucun obstacle à l'entrée pour quiconque utilise un fauteuil roulant ou d'autres appareils d'aide à la mobilité. Aucune clôture, bordure ou saillie ne doit empêcher l'accès à l'espace. Au moins un chemin principal doit être de 5 pieds de large (60 pouces / 152 cm) tandis que d'autres chemins peuvent avoir une largeur minimale de 3 pieds pour respecter les normes.
La pente des allées ne doit pas dépasser 2,5%. Elles doivent être suffisamment lisses pour permettre le passage d'un fauteuil roulant. L'asphalte et le béton sont techniquement idéaux, mais ne constituent pas forcément une solution réaliste pour votre jardin. Vous pouvez alors installer ou poser pierre concassée ou brique compactée. Bien que l'entretien des briques soit impératif car elles ont tendance à bouger et à se fissurer en raison d'un trafic fréquent. Évitez les revêtements de sol courants pour les sentiers des jardins partagés, notamment le paillis d'écorce, la terre, l'herbe et le gravier, qui empêchent le passage des fauteuils roulants et autres équipements similaires.
Une fois que vous avez prévu des points d'entrée et des chemins accessibles, veillez à guider les visiteurs à travers signalisation et balisage (pour les plus grands parcelles). Celles-ci les aideront à savoir quel(s) chemin(s) emprunter.
2. Parcelles de culture avec des carrés potagers surélevés
Les plates-bandes doivent être accessibles à tous. Cela signifie qu'un pourcentage raisonnable peut être constitué de carrés potagers surélevés, soit jusqu'à 3 pieds (36 pouces / 91 cm) de hauteur. Il est bon de faire varier la hauteur des plates-bandes surélevées entre 2 et 3 pieds afin que les visiteurs et les bénévoles de différentes tailles et longueurs de bras puissent accéder aux cultures. Inclure carrés potagers surélevés sur table aussi. Lorsqu'ils sont suffisamment hauts, ils permettent à un fauteuil roulant (et à un déambulateur) de s'approcher et d'être glissé sous le lit. Cela permet au visiteur/bénévole de s'approcher au plus près des cultures qu'il souhaite observer. Des panneaux et des repères doivent être installés pour indiquer l'accessibilité de ces lits surélevés, le cas échéant.
3. Aménager des coins salon autour du jardin/de la ferme
Ajouter des places assises accessibles à un jardin n'est pas seulement un régal esthétique. Toute personne à mobilité réduite appréciera de pouvoir mettre de côté sa canne, ses béquilles ou son déambulateur tout en profitant du jardin. Il devrait y avoir suffisamment d'espace de chaque côté d'un banc pour qu'une personne en fauteuil roulant puisse s'y transférer sans que le fauteuil ne bloque le passage pour les autres.
4. Assurer un accès raisonnable à l'eau
Aucun jardin communautaire ni aucune ferme urbaine ne peut prospérer sans un accès adéquat à l'eau. Les visiteurs et les bénévoles doivent pouvoir atteindre les robinets sans difficulté. Aucune flexion ou extension excessive ne doit être requise. Cela signifie que les robinets doivent être situés entre de 60 à 120 centimètres de hauteur. De plus, petits arrosoirs qui peuvent être remplis et transportés d'une seule main doivent être fournis. Ils doivent être situés aussi près que possible de la source d'eau. Les tuyaux d'arrosage doivent être en bon état, démêlés et comprendre un buse avec réglage de débit afin que l'eau ne soit évacuée que lorsque l'utilisateur le souhaite.
L'eau est une préoccupation qui ne concerne pas seulement les cultures. Il peut faire très chaud dans une ferme urbaine en été. Par conséquent, vous voudrez vous assurer que les visiteurs et les bénévoles ont la possibilité de s'hydrater sans avoir à porter de bouteilles avec eux. Pour cette raison, certains jardins installent des fontaines à eau autonomes. Celles-ci doivent également être placées dans une zone accessible et suffisamment basses pour permettre de boire. Selon les exigences de l'organisme Droits des personnes handicapées au Canada, les unités autonomes doivent garantir que l'espace libre pour les genoux sous la fontaine est de 760 mm de large sur 200 mm de profondeur à 735 mm de hauteur (minimum) au-dessus du sol. Bien que ces directives s'appliquent aux structures de bâtiments, elles constituent également de bonnes lignes directrices pour votre jardin communautaire.
5. Fournir l'accès aux accessoires de jardin pour les bénévoles
Réfléchissez également à votre cabane de jardin, où vous conservez les outils, les graines stockées et tout autre accessoire que les bénévoles utilisent pour aider à entretenir le jardin. Non seulement la cabane doit être située dans une zone accessible, mais les étagères à l'intérieur doivent être à portée de main. Les panneaux affichés sur les murs intérieurs et extérieurs doivent être bien visibles. Ils doivent disposer d'un éclairage adéquat pour compenser la lumière naturelle selon l'heure de la journée.
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