Comment sauver un jardin communautaire menacé par la promotion immobilière

Il existe un certain nombre de terrains à travers le Canada qui servent de jardins communautaires depuis de nombreuses années. Certains ont été désignés comme temporaires, d'autres sont considérés comme semi-permanents. Mais avec l'intensification de l'urbanisation, ces espaces de jardinage sont menacés par de nouveaux aménagements. C'est une mauvaise nouvelle pour la communauté, mais c'est particulièrement déchirant pour les enfants de la région qui ont appris à aimer la floraison des plantes, des fruits, des légumes et la présence d'agréables pollinisateurs. Alors que la plupart des gens se sentent impuissants face à une telle situation, nous voulons que les enfants du Canada se sentent capables de susciter le changement, ou dans ce cas, de protéger ce qui reste.
Pour être clair, nous ne suggérons pas de vous enchaîner à un arbre ou à un tuteur à tomates. Au contraire, nous vous encourageons à inciter vos enfants/élèves à faire entendre leur voix. Elle n'est peut-être pas aussi assurée que la vôtre, mais leur message est souvent perçu beaucoup plus fort. Pour y parvenir, aidez vos enfants/élèves former un conseil d'administration pour un jardin communautaire et procédez comme suit.
5 façons pour les enfants (avec l'aide des parents et des enseignants) d'aider à protéger les jardins communautaires contre le remplacement par de nouvelles constructions
Connectez-vous au conservatoire foncier de votre province
Le terrain sur lequel se trouve votre jardin communautaire, ou qui y est attenant, peut avoir une signification particulière et/ou remplir une fonction spécifique qui n'a pas encore été officiellement reconnue. C'est ici que Terre Réserves naturelles peuvent venir à la rescousse. Ces organisations protègent des habitats importants pour les plantes, les animaux et les communautés naturelles ainsi que des propriétés ayant une valeur historique, culturelle, scientifique, pittoresque ou récréative compatible.
En collaboration avec vos enfants ou vos élèves, communiquez avec l'organisme de votre région et faites-lui part de vos préoccupations concernant votre jardin. Par exemple, en Colombie-Britannique, vous pourriez vous adresser The Land Conservancy (TLC) of BC concernant les évaluations et les cours d'action protecteurs potentiels. Chaque province aura son propre groupe qui pourrait vous aider à déterminer si le terrain de votre jardin communautaire entre ou non dans la catégorie de la conservation.
Pétitionnez auprès de votre municipalité locale
Même si le terrain sur lequel se trouve le jardin communautaire ne se qualifie pas pour la conservation, demandez à vos enfants de faire une pétition auprès de la municipalité locale pour suspendre le développement jusqu'à ce qu'un compromis puisse être trouvé (plus de détails à ce sujet ci-dessous). Le Conseil d'administration’ Directeur Marketing du Jardinage peut travailler avec le Jardinier en chef de la technologie pour organiser une campagne de rédaction de lettres ainsi qu'une série de vidéos mettant en valeur le jardin, accompagnées de témoignages d'enfants de la région et d'autres personnes qui profitent de cet espace. Bombarder (par e-mails et messages directs) les décideurs du conseil municipal avec cette requête. Vous constaterez peut-être qu'ils sont plus réceptifs lorsque les communications proviennent d'enfants organisés de la communauté. S'il y a un Demande d'aménagement actuellement en cours de révision, vos enfants pourraient intervenir à temps pour que des modifications soient apportées.
Pétitionner les développeurs
Concurremment à la pétition de vos enfants/élèves adressée à la municipalité locale, demandez-leur d'envoyer ces mêmes supports de campagne “ Sauvez notre jardin ” (lettres et vidéos) directement aux décideurs de l'entreprise de promotion immobilière locale. Le jardin communautaire existant est peut-être assez petit pour qu'ils puissent construire à côté, ou autour, afin qu'il n'ait pas à être détruit.
Demander aux développeurs d'envisager des intégrations avec le jardinage
Que se passe-t-il si vous recevez une réponse des promoteurs concernant leur disposition à écouter le plaidoyer de vos enfants ? Compte tenu des faibles chances de sauver le jardin dans son intégralité, vous devez avoir des plans prêts à l'emploi qui peuvent aider chaque partie à obtenir ce qu'elle veut. Le promoteur n'aura probablement ni le temps, ni le savoir-faire, ni la volonté de concevoir un tel plan. Cette responsabilité vous incombe, à vous et à vos jeunes militants horticoles.
Heureusement, il y a eu de nombreux développements dans l'agriculture urbaine dont vous pouvez vous inspirer. Serres urbaines, flottantes forêts, jardins de toiture en hauteur, et aquaponie ont révolutionné le potentiel du jardinage au milieu de l'étalement urbain. En savoir plus sur ces programmes de jardinage urbain et soyez prêt à présenter des solutions de rechange aux promoteurs. Ce faisant, vous pourriez les aider à se qualifier pour des subventions fédérales et provinciales, des bourses et d'autres incitatifs pour soutenir la construction écologique au Canada.
Portez l'affaire dans les médias
En dernier recours, portez votre cause auprès des médias. Les communications directes avec les instances dirigeantes et les promoteurs n'ont peut-être pas fonctionné, mais lorsqu'ils reçoivent une publicité indésirable dans l'actualité (télévision locale, journal, etc.), ils peuvent céder ou collaborer avec vous pour maintenir une certaine forme de projet de jardinage urbain au sein du nouveau développement. Cela répond à vos besoins, et leurs grâce à des relations publiques positives.
En plus d'obtenir le soutien des médias traditionnels, voyez quelle dynamique vous pouvez créer pour votre cause sur les réseaux sociaux. Appeler la communauté à se mobiliser autour de votre cause peut devenir une initiative virale susceptible d'encourager les développeurs à trouver un compromis.
Que la campagne de vos enfants pour sauver un jardin communautaire soit un succès ou non, ils apprendront de TRÈS précieuses leçons grâce à cette activité. La roue qui grince n'est pas réparée à chaque fois, mais elle fait plus que celle qui ne fait aucun bruit du tout.